Ce poème, je l'ai écrit il y a quelques années pour celle qui, je crois, reste à ce jour l'amour de ma vie (vie qui n'est pas finie). J'en ai écrit beaucoup d'autres sur elle que je ne montrerai pas, mais celui ci je le mets en ligne car il est une synthèse de tous ce que je pensais d'elle, cette époque de ma vie étant aujourd'hui révolue. Elle ne l'a jamais lu...
La céleste Abeille (en hébreux, abeille se dit Déborah)
Si Dieu m’avait chargé de baptiser le ciel
Aujourd’hui le très haut logerait au Déborah
Bien que je puis choisir satin, or, perle ou miel
Au lieu de tous ceux-ci, je prendrais ce mot là.
Si Dieu me demandait ce qui guide mon choix
J’aurais pour lui répondre, les raisons que voilà :
Sa chevelure en soie, maculée d’infini
Semblable aux limbes d’or de notre grand soleil
S’irise de reflets, que le bel Adonis
En les voyant briller, reconnut sa pareille.
Dans ses yeux s’illuminent des étoiles argentées
Sa peau est constellée de cent grains de beauté
Que s’ils n’avaient déjà l’étoile du berger
Tous les marins du monde, suivraient pour se guider.
La blancheur de son teint, irriterait
Qui comme elle a toujours une face cachée
Merveilleux continent, Eden aux mers de dunes !
Christophe Colomb lui-même, n’oserait t’approcher.
Quand la nuit a fini son devoir conjugal
Que
Tous les oiseaux du ciel chantent pour son lever
Et les hommes recommencent enfin à respirer.
Sa voix ferme et douce mais de toutes façons belle,
Jupiter en personne, en userait volontiers
Il manierait la foudre avec sa fermeté
Sa douceur lui servant à charmer les mortelles.
Parfois, sans qu’elle y songe, il lui vient une larme,
Malheur et ses nuages obscurcissent son âme.
Alors la terre entière use de tous ses charmes
Pour ranimer la vie, au torrent de son drame.
Ses mains sont les rayons d’un soleil fabuleux,
Sa caresse frémissante a la chaleur d’un dieu.
Miséreux sont tous ceux qu’elle n’a jamais touchés,
Ils vivent les saisons sans connaître l’été.
Son cœur, dictateur sublime, despote éclairé
Règle notre univers de son pas cadencé
Pour de leur trajectoire ne jamais dévier
Les astres au firmament suivent ses coups réguliers
Tels sont les arguments qu’à dieu je donnerais,
Ne redoutant nullement le refus sacré
Si les yeux l’amour m’on fait voir ce qu’elle est
Le grand regard divin ne peut que l’embrasser.
Al Veran
Pour moi chaque femme de ma vie a son ou ses poêmes : ce qui est écrit pour l'une ne sera jamais réécrit pour une autre : chaque amour est unique, enfin chez moi c'est comme ça que ça marche.



zaboubiwaps
dim 18 fév 2007 18:27