Le matériel vu de près...(1)  (Mon boulot actuel : l'ingénieur chercheur au service de la science) posté le jeudi 09 mars 2006 23:19

Voilà le fameux mobile vu de plus près, là vous pouvez voir la finition des détails : la finesse des vis, la haute qualité du bois agloméré et surtout les roulette de chez casto !

Le gros truc blanc au milieu marqué TRIMBLE, c'est l'antenne du récepteur GPS, trimble étant le premier vendeur de matériel GPS pro.

Car vous avez tous compris qu'au groupe navigation, vous avez affaire à des pros 8)  

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Le symbole  (Mon boulot actuel : l'ingénieur chercheur au service de la science) posté le lundi 06 mars 2006 17:14

Hé hé hé vous y avez cru que j'allais la jouer sérieux. Meuh non ! Ici on rigole, mais vous allez voir qu'on rigole pas tous les jours, même si ce qu'on fait est tout à fait passionnant. Bon alors pour commencer cette série, une photo que j'aime bien parce que c'est vraiment bien symbolique des manips.

Elle a été prise par une collègue chercheuse qu'on avait réquisitionnée pour nous aider, cette petite coquine en a profité pour nous prendre en photo, moi (à gauche) et mon boss (à droite) en pleine action en train de bidouiller, c'était en juillet dernier on faisait des mesures de vitesses.

Le splendide appareil avec un manche vert, c'est notre mobile qu'on a fait à partir d'un manche à balaie (en enlevant les poils) et une planche de velux.

Et oui, on fait dans la haute technologie au groupe navigation ! 

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La Chair et le Sang (2)  (My favourite) posté le mardi 28 février 2006 20:02

Chose promise, chose due !

Voilà je vais poursuivre mon petit barratin, parce que je sais que vous adorez ça chers internautes anonymes.

Je vais donc entrer un petit peu plus en détails sur les relations dans le film de la charmante Agnès avec les deux héros et rivaux de l'histoire.

Agnès c'est une "sacrée nénette". C'est à dire que c'est une jeune fille qui a une forte personnalité. Indépendante d'esprit, un peu sorcière, très intelligente et mignonne ma foi une jolie petite blonde avec de jolis seins (on les voit beaucoup dans le film et même plus...) Malgré tout cela, on veut de la marier de force à Steven, le fils du seigneur Arnolfini.

Bien sûr elle n'est pas d'accord et là le film aurait pu tomber dans la mièvrerie classique du style : "Oh làlà la pauvre fille qu'on veut marier à un type qu'elle n'aime pas et le beau mercenaire vient pour l'en délivrer..."

Heureusement, nous n'avons pas affaire à Barbara Cartland mais à Paul Verhoven, du coup on échappe à cette tournure débile de l'histoire pour avoir en échange quelque chose de beaucoup plus subtil et de beaucoup plus authentique :

Le Comte Arnolfini envoie son fils chercher la femme qu'il lui a promis pour qu'il la rencontre. Mais seulement, le fiston, lui non plus il ne veut pas se marier ! ça le gonfle de se faire coller une bonne femme débile à son côté alors que lui ce qu'il aime : c'est la science.

Seulement, et c'est là que c'est quand même pas mal, quand il rencontre Agnès, alors que tous les deux ont de gros à priori l'un contre l'autre, et bien ils se retrouvent. ils se retrouvent parce qu'elle un peu sorcière et curieuse et lui scientifique austère, s'aperçoivent qu'ils peuvent être complémentaires et finalement, malgré le mariage arrangé et bien ils sont en quelques sortes fait pour s'entendre. Lui il est tout content parce qu'il s'attendait à une pucelle niaise et ennuyeuse et elle elle est ravie parce qu'elle s'aperçoit qu'il est pas un jeune bellâtre superficiel mais qu'ils auront plein de choses à découvrir ensemble parce qu'ils sont passionnés par le savoir l'un comme l'autre.

Voilà donc une union qui s'annonce fructueuse et joyeuse finalement. Il y a une scène où elle lui fait manger la Mandragore en promesse d'un amour éternel (et oui elle est sorcière...).    

Seulement...

Il y a un hic, et le hic s'appelle Martin... (Dont la photo est en haut, j'adore la tronche qu'il fait sur cette photo, c'est vraiment le pacha.)

 

 

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La chair et le sang (1)  (My favourite) posté le vendredi 24 février 2006 20:01

La chair et le sang le titre de ce film est assez évocateur. On s'attendrait à un film érotico gore de serie B un peu bidon...

Mais lorsque l'on sait que Paul Verhoven est le réalisateur, là déjà on peut commencer à se dire que c'est peut être pas si simple. Et en effet, ce n'est si simple, car s'il est bien un film à l'érotisme poussé et au caractère sanguinolent prononcé, "la chair et le sang" est surtout un véritable petit bijou.

L'histoire :

A la fin du moyen age en Italie, un seigneur reprend le contrôle de sa citée révoltée en utilisant des mercenaires sanguinaires. Une fois la ville prise, il renie sa parole (débile il faut dire...) en refusant de les laisser la piller en paiement de leurs services et il les chassent avec sa troupe en les dispersant par petits groupes.

L'un de ces groupes de soudards (incluant des femmes) dirigé par Martin, (Rutger Hauer) décide de se venger du seigneur en enlevant Agnès, la promise de Steven, fils de ce dernier.

Ils y parviennent et Martin la viole (on va voir que c plus subtil que ça...) avant de s'emparer d'un chateau dans lequel il s'installe.

Bientôt ils sont assiégés par le fils du seigneur qui vient récupérer sa femme, ce fils étant une sorte de Léonard de Vinci qui fait plein d'inventions, et en fait tout le film est le duel entre Martin et ce fils et au final, il récupère sa future femme qu'il aime mais ...

Martin lui aussi s'en sort vivant malgré l'extermination de toute sa bande.

Voilà un bref résumé de l'histoire. A priori, c'est assez classique comme histoire : une femme entre deux hommes qui luttent pour l'avoir. Je vois déjà les mauvais psy nous sortir des affaires d'homosexualité refoulée à deux centimes d'euros la séance.

Mais rassurez vous et attendez l'article suivant, où je vais entrer dans ce qui est à mon sens le plus important et vous donner ma propre analyse (ça plaira pas au féministe ni aux mauvais psy mais tant pis)... 

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Blade Runner (2)  (My favourite) posté le mercredi 22 février 2006 01:20

On pourrait en écrire des kilomètres de lignes sur la qualité du film Blade Runner et sur la signification ses métaphores, mais moi je vais me concentrer sur le fascinant personnage qu'incarne Rutger Hauer (c un peu le propos aussi ).

Roy Batty est le chef des réplicants revenus sur terre que pourchasse Deckard. Un être dur et glacial, cheveux blancs, presque pas de sourcils, inquiétant, presque psychopathe quand on le voit pour la première fois, et pourtant...

Pourtant ce qu'il est venu faire sur terre est simplement demander plus de vie. En effet les réplicants ont été programmés génétiquement pour vivre 4 ans maximum, et lui et les siens sont venus pour trouver un moyen de rallonger leur vie auprès de leur créateur "la tyrell corporation".

Il s'avèrera que c'est impossible, un code génétique ne peut être changé une fois défini.  

La composition de Rutger Hauer est extraordinaire, la manière dont il joue le chef de ces amoureux de la vie est magistrale. Il est inquiétant et séduisant à la fois. Et il a quelques répliques qui sont vraiment ciselées. Par exemple :

A un généticien Chinois qui fabrique les yeux des réplicants, qu'il rencontre et qui lui dit :

 

Chew : "Vous Nexus... Les yeux juste les yeux... La création génétique. Jai fait vos yeux !"

Roy : "Chew... Si vous aviez pu voir les choses que j'ai vu avec vos yeux..." 

Mais le plus beau, c'est la scène finale, lorsque Deckard a tué tous les réplicants sauf Roy. Ils se livrent à un extraordinaire duel ou l'humain est le gibier. Duel qui se termine sur le toit où Dekard, trop faible, tente de sauter sur l'immeuble à côté pour échapper à Roy mais il se loupe et reste accroché à une poutrelle métallique et n'arrive plus à remonter.

A ce moment là, roy apparait juste au dessus de lui et le regarde avec supériorité puis lui dit :

"Quelle expérience de vivre dans la peur... Voilà ce que c'est que d'être un esclave..."

Et au moment où Deckard va lacher prise et s'écraser au sol, Roy le rattrape d'une seule main (voir photo), et le pose comme un paquet sur le toit, lui sauvant la vie alors qu'on attendrait à ce qu'il le laisse crever comme un sadique.

Mais Roy est plus grand que cela : Roy a été toute sa vie un esclave mais juste à la fin il fait la leçon à l'humain et montre que le vrai maître dans l'histoire, c'est lui.

C'est lui parce qu'il est plus fort que sa vengeance (Deckard a tué Priss, sa chérie ), c'est lui parce que condamné lui même à mourir, il a finalement un tel amour de la vie qu'il préfère sauver Deckard son ennemi plutot que de l'exterminer. Comment cet être qui a été réduit à l'état d'objet, à être une chose, un outil alors qu'il a une pensée, une souffrance, comment cette machine vivante malgré les mauvais traitements après avoir été en révolte devient plus humaniste que les humains ?

La réponse c'est qu'il a une âme, il pense donc il est une créature de dieu, même s'il a été façonné par l'homme.(Sur le même thème, je trouve c'est exprimé avec une autre puissance que l'enfant robot de Spielberg dans "IA" )

J'ai les larmes aux yeux chaque fois que je repense à cette scène, tout y est : le symbole christique avec le clou qu'il s'est enfoncé dans la main pour retarder l'échéance (faut voir le film pour comprendre), la colombe dans la main qui s'échappe au moment où il meurt comme si son âme était sauvée et s'envolait vers le ciel. 

J'ai lu le bouquin, l'histoire est complètement différente et beaucoup moins forte de signification, le livre c'est plus de la SF pure et dure.

Maintenant parenthèse gueulante que m'inspire cette affaire :

Aujourd'hui vous me faites marrer avec vos paniques à propos des clones, ce film il date de 1982, d'ailleurs dans la traduction française ils disent le "DNA" et pas l'"ADN". Vous vous imaginiez avoir découvert la poudre avec la génétique ? Et bien les auteurs de SF s'y intéressent depuis bien plus longtemps que les censeurs entraveurs.

Qu'est ce que vous croyez bande de frileux ? Qu'avec la génétique vous avez trouvé la clé de tout ? Ce film est là pour vous rappelez qu'il y a une chose qui ne loge pas dans le noyau des cellules, l'âme...

C'est avec votre âme que vous aimez, que vous souffrez, que vous jouissez. Elle se modèle à coup de burin au fil des expériences vécues, des épreuves traversées qui font de vous un sujet unique. 

Alors laissez faire les scientifiques, laisser les cloner, il n'y a aucun danger. Pas plus de danger que de faire des jumeaux homozygotes. La matière n'est qu'une base, l'homme c'est bien plus que ça.

Et là je vais même faire chier un peu le monde (j'avais dis que je polémiquerai pas mais finalement oui) :

Je suis très étonné que les religions rejettent le clonage, humain en particulier et qu'elles font du lobbying à fontd pour entraver la recherche. Cela révèle d'un manque total de confiance en... la création divine tout simplement. 

La seule chose dont une législation sur ces questions bioéthiques devrait s'assurer, c'est que le sadisme des médecins et chercheurs ne se glisse pas au milieu de tout ça et ne profite du clonage pour réduire des êtres en esclavage comme dans le film justement. Mais c'est bien la question des êtres vivants torturés et pas celle du devenir de l'homme qui est en jeu.

Ah ! Le devenir de l'homme ! Vous bilez pas... Dieu a mis suffisament d'obstacle entre nous et lui pour qu'on ai encore à cravacher avant de percer sa substance.

Vous croyez qu'il suffit de cloner le Christ à partir du saint Suaire pour retrouver le Messie ? Ma parole, mais moi qui suit Athé j'en sais plus que vous sur l'âme que vous même qui répétez sans cesse les mots d'"esprit "et "d'âme" dont vous ne semblez manifestement pas avoir bien percuté le  sens.

Et le premier qui me sort le principe de précaution, je hais le principe de précaution, n a massacré des milliers de vaches à cause de lui (je ne rigole pas), je lui renvoie dans la tronche que si on avait appliqué le principe de précaution depuis le début de l'histoire, on aurait jamais fait de chemin de fer parce qu'on pensait qu'au dela de 40 km /heure on mourrait asphyxié.

Alors laisser nous avancez, laisser nous déguster ce que votre dieu nous a laissé comme mystère à découvrir sur ce qui est. Et vive la science !    

Bref, parenthèse gueulante mise à part, tout ça pour dire que j'aime bien Rutger et que dans Blade il est vraiment super.

Prochain article : la chair et le sang et ce que les femmes attendent de nous... 

 

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