La chair et le Sang : Conclusion  (My favourite) posté le lundi 11 septembre 2006 17:48

Maintenant, moi voilà comment je comprends tout ça.

En fait, ces deux hommes que sont Martin et Steven, ils sont l’expression de l’attente contradictoire que les femmes ont pour les hommes.

D’abord, parlons de ce qui est commun au deux, donc hors contradiction.

Le courage physique, ça c’est une chose indispensable pour une femme, même quelqu’un de pas fort peut être courageux physiquement et les femmes apprennent à le repérer chez les hommes (ce qui ne veut pas dire qu’elles ne se trompent jamais).

Dans le film on le voit bien, les deux sont courageux et durs au mal.

L’intelligence aussi, les deux sont intelligents, pas de la même façon. Mais Martin par exemple est très subtil et fin quand il faut trouver des combines pour se garder la dame pour lui : il n’est pas chef pour rien. Steven lui c’est un inventeur, un créateur, un artiste en fait.

Et puis, ce qui est contradictoire c’est d’un côté l’homme civilisé qui partage les choses de l’esprit, les choses raffinées, un homme qui a la sensibilité artistique. Et de l’autre le gros macho viril, la force brut qui exerce la soumission, pas forcément violemment, il n’est jamais vraiment violent avec elle, mais qui surtout donne la jouissance physique.

L’ambiguïté dans les sentiments qu’on voit Agnès avoir tout au long du film, ou elle sauve l’un puis l’autre, c’est ce désir des deux. Si elle a l’air d’aimer les deux, c’est parce qu’elle a besoin des deux.

Un homme idéal, ce serait un homme qui serait capable d’être pleinement les deux, hors c’est impossible d’être les deux à la fois. Soit on est tout l’un, soit on est tout l’autre, soit on est un peu des deux.

A mon sens, les femmes, quelles qu’elles soient, elles ont besoin les deux l’artiste et le soudard, même si c’est à des dosages divers en fonction de leur histoire et leur développement personnel, c’est à partir de ces deux besoins de base que tout se synthétise.

Voilà, donc nous bah faut qu’on se débrouille pour essayer de satisfaire au maximum ces deux pôles, ce qui n’est pas facile parce que nous aussi nous avons des besoins, de nature pas toujours facile à apprécier, mais c’est une autre histoire…

Donc Voyez ce film géant, cette merveille assez peu connue de Verhoeven dont on connaît mieux Robocop, Total Recall, Basic Instinct et Starship trooper.

Rutger est magnifique là dedans, du sur mesures pour lui.

C’est beau, c’est violent, c’est épique, c’est humain et c’est magnifique.

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Tous les commentaires de l'article:
La chair et le Sang : Conclusion

  • nico-momo

    lun 27 nov 2006 03:09

    Sacré film en effet!!

    J'ai hâte de lire l'analyse de Lady Hawck!!

    Car j'aime bien le jeu de Michelle Pfeiffer (pas sur que ça s'écrive comme ça...), tout comme celui de Jennifer J. Leigh (le savais tu?)...

    Et pour finir mettons d'accord féministes et "machistes": si les hommes dominent physiquement, les femmes dominent moralement ( le chantage affectif: ne serais-ce pas l'acte de domination supprème?!...)

    momo: le tyran "oedipien"....

  • La revenante encore...

    lun 18 sep 2006 20:54

    L'analyse est pas mauvaise mais il y a des points où je ne suis pas tout à fait d'accord, et ça n'a rien à voir avec le féminisme, rassure toi.
    On en parlera peut-être un de ces 4...


 

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