Quelques petits écrits personnels... snif

Encore un poème  (Quelques petits écrits personnels... snif) posté le samedi 02 mai 2009 02:18

Je publie ici un autre poème, moins sentimental et plus récent, que j'avais écrit pour un concours de poésie sur un forum RPG. Le forum, qui s'appelait "Chevalier", ayant malheureusement disparu totalement je le mets ici.

L’éternel écuyer

Noble sans chevalerie mais épris de la foi,
Il emporta son glaive au-delà de la mer.
Délaissant son pays, abandonnant son Roi,
Brûlant de conquérir la trois fois sainte terre.

Mais la mer traîtresse le priva de sa fête
Et l’échoua dans les mains des grands fils du prophète.

Il échangea épée et grands rêves de gloire
Pour un joug de métal au futur sans espoir.
Il connut la fringal’ du captif sous sa chaîne,
Celui qui ne survit qu’en dévorant sa haine.

Si longue qu’elle fut toute nuit a son aube
Une nef de Gênes qu’on appelait l’« Hélliobe »
Chassa l’obscurité, éclipsant le croissant,
Libéra l’écuyer de ses geôliers fuyant.

Il retrouva alors les cieux plus chrétiens
Qui baignent l’Italie, le pays œuvre d’art.
Il apprit sa grandeur, son raffinement barbare.
Du royaume sans roi il se fit citoyen.

Il goûta au plaisir du sang et de la Femme :
Caressa mille seins, embrassa cinq cents bouches
La jouissance et la Mort se partageant sa couche
Dans leurs bras trop avides, il oublia son âme

Entrant aveuglément dans le cercle d’acier
Des ombres de la route, ces terreurs anonymes
Qui tout de fer vêtues font du monde un abîme.
Mais la guer’ n’est plus sainte en devenant métier.

Le diable l’agrippait par le bout des phalanges.
Dieu en eut assez et lança son archange
Qui, sa lame trempée de divine colère,
En frappa le damné, l’arrachant à la Terre.   

Quand il revint à lui, la mort le déserta
Le repentir flambait dans son âme de fer
Il se souvint son nom, son pays lui manqua :
Revoir Armind serait la fin du long hiver

De quinze années d’exil, même s’il savait bien
Qu’existera nul cor, ni trompe au cœur d’airain
Ni haut prince, ni gueux, ni dame pour chanter
Quand reviendra chez lui l’éternel écuyer

PS : A propos du poème précédent, comme le dit Zabyou et comme je l'annonçais: ma vie n'est pas finie et la femme de ma vie a changé et c'est, en effet, sa soeur de coeur, toujours et pour un bon moment.

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Poème pour une dame que j'ai aimé  (Quelques petits écrits personnels... snif) posté le dimanche 19 février 2006 03:41

Ce poème, je l'ai écrit il y a quelques années pour celle qui, je crois, reste à ce jour l'amour de ma vie (vie qui n'est pas finie). J'en ai écrit beaucoup d'autres sur elle que je ne montrerai pas, mais celui ci je le mets en ligne car il est une synthèse de tous ce que je pensais d'elle, cette époque de ma vie étant aujourd'hui révolue.  Elle ne l'a jamais lu...

La céleste Abeille (en hébreux, abeille se dit Déborah)

 

Si Dieu m’avait chargé de baptiser le ciel

Aujourd’hui le très haut logerait au Déborah

Bien que je puis choisir satin, or, perle ou miel

Au lieu de tous ceux-ci, je prendrais ce mot là.

Si Dieu me demandait ce qui guide mon choix

J’aurais pour lui répondre, les raisons que voilà :

 

Sa chevelure en soie, maculée d’infini

Semblable aux limbes d’or de notre grand soleil

S’irise de reflets, que le bel Adonis

En les voyant briller, reconnut sa pareille.

 

Dans ses yeux s’illuminent des étoiles argentées

Sa peau est constellée de cent grains de beauté

Que s’ils n’avaient déjà l’étoile du berger

Tous les marins du monde, suivraient pour se guider.

 

La blancheur de son teint, irriterait la Lune

Qui comme elle a toujours une face cachée

Merveilleux continent, Eden aux mers de dunes !

Christophe Colomb lui-même, n’oserait t’approcher.

 

Quand la nuit a fini son devoir conjugal

Que la Terre s’envahie des senteurs matinales

Tous les oiseaux du ciel chantent pour son lever

Et les hommes recommencent enfin à respirer.

 

Sa voix ferme et douce mais de toutes façons belle,

Jupiter en personne, en userait volontiers

Il manierait la foudre avec sa fermeté

Sa douceur lui servant à charmer les mortelles.

 

Parfois, sans qu’elle y songe, il lui vient une larme,

Malheur et ses nuages obscurcissent son âme.

Alors la terre entière use de tous ses charmes

Pour ranimer la vie, au torrent de son drame.

 

Ses mains sont les rayons d’un soleil fabuleux,

Sa caresse frémissante a la chaleur d’un dieu.

Miséreux sont tous ceux qu’elle n’a jamais touchés,

Ils vivent les saisons sans connaître l’été.

 

Son cœur, dictateur sublime, despote éclairé

Règle notre univers de son pas cadencé

Pour de leur trajectoire ne jamais dévier

Les astres au firmament suivent ses coups réguliers

 

Tels sont les arguments qu’à dieu je donnerais,

Ne redoutant nullement le refus sacré

Si les yeux l’amour m’on fait voir ce qu’elle est

Le grand regard divin ne peut que l’embrasser.

 Al Veran 

Pour moi chaque femme de ma vie a son ou ses poêmes : ce qui est écrit pour l'une ne sera jamais réécrit pour une autre : chaque amour est unique, enfin chez moi c'est comme ça que ça marche.

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